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 L'immeuble - nouvelle (janvier 2014)

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MH-san
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MessageSujet: L'immeuble - nouvelle (janvier 2014)   Sam 4 Jan 2014 - 14:14

L’IMMEUBLE

La porte de l’ascenseur s’ouvrit avec un bruit feutré et Berthe s’avança dans le hall. Monsieur Fernand, le concierge, sortit aussitôt de sa loge et obséquieux, le béret à la main, commença à ouvrir la porte d’entrée. Une galopade venant de la cage d’escalier attira l’attention des deux personnes. Monsieur Fernand laissa retomber le lourd ventail pour se précipiter vers les degrés de marbre qui menaient aux étages nobles.
Au moment où il les atteignait, un gamin déboula en sautant les marches deux par deux. Apercevant le gardien qui se tenait les bras écartés pour lui barrer la route, il se baissa pour tenter de forcer le passage. Mais la poigne du cerbère s’abattit sur sa nuque avec force. Saisissant le col de la veste, le concierge, tout en le secouant vigoureusement, s’écria d’une voix forte :
« Te v’là encore dans l’escalier, garnement !!! J’te l’ai dit combien d’fois qu’il est pas pour toi et ton engeance, cet escalier !! Y a l’escalier d’ service, pour vous, t’’as rien à faire ici !! » Et saisissant brutalement le gamin par l’oreille, il le traîna vers la porte.
« Aîe ! aïe ! » s’écria le perturbateur de l’ordre social de l’immeuble. « C’est que ça va plus vite par là ! L’autre sortie est de l’autre côté de l’immeuble, ça rallonge...»
« Qu’est-ce que tu veux qu’ça m’fasse !! La prochaine fois c’est à coup de pied que j’te sors ! » Et, passant à la hauteur de Berthe, qui assistait, médusée à l’algarade, il s’arrêta pour déclarer en s’inclinant à plusieurs reprises :
« Fait’escuse, M’ame Champvallon, ça n’devrait pas arriver, que vous croisiez c’t' engeance-là. »
Berthe baissa les yeux sur la graine de potence qui se tortillait sous la pince dure du concierge. Elle croisa le regard de deux yeux verts, clairs et pétillants, qui ne trahissaient apparemment aucun remords de l’infraction commise. Elle crut même y déceler comme une connivence, et presque un clin d’œil, comme si l’enfant avait pressenti qu’il y avait là une alliée, ou à tout le moins que ce n’était pas une ennemie. Le concierge reprit sa route, et ouvrant d’une main la porte, il jeta le gamin dehors. Celui-ci trébucha, se rattrapa et se tournant, lui fit un pied de nez avant de s’esquiver en courant.
Monsieur Fernand reprit alors sa litanie d’excuses, mais Berthe l’interrompit rapidement :
« Voyons, cela n’est rien, monsieur Fernand ! C’est un enfant !! »
« Ah ! mais vous les connaissez, M’ame Champvallon, si vous leur donnez le doigt, y prennent le bras !! Faut rien leur céder, que j’vous dis ! Mais que j’vous ouvre la porte, M’ame Champvallon ! Vous faut-y un fiacre ? »
« Non, merci, monsieur Fernand, au revoir ! » et Berthe se dépêcha de sortir pour couper court à cet entretien qui commençait à l’ennuyer.
Certainement, le concierge était efficace, s’occupait parfaitement de l’entretien de l’immeuble, montait le courrier, enfin faisait son travail, mais la façon dont il avait traité l’enfant avait éveillé chez Berthe un agacement dont elle s’étonna elle-même. Après tout, si il y avait un escalier de service, il fallait bien qu’il eût une utilité, et bien sûr il n’aurait pas été convenable ou agréable de croiser tous les jours les domestiques qui logeaient dans les chambres sous les toits, ou les gens qui occupaient le dernier étage. C’était certainement des personnes tout à fait honnêtes et travailleuses, mais on avait beau être au début du XXème siècle, on ne pouvait nier qu’il y avait son monde, à elle, Berthe Champvallon, épouse choyée d’Aristide Champvallon, attaché de cabinet au Ministère, qui occupait l’étage noble de son bel immeuble hausmannien, et les gens de petites conditions, employés ou commis de magasin, qui vivaient au dernier étage.
Mais alors, pourquoi avait-elle été choquée de la brutalité de l’homme ? L’image de l’enfant lui revint, petite silhouette menue, aux vêtements modestes, mais dont il avait suffi d’un coup d’œil pour évaluer la parfaite propreté. Les cheveux étaient coupés, et coiffés, les joues un peu pâles, mais propres.
Mais ce que Berthe ne parvenait pas à effacer de sa mémoire, c’est le regard de l’enfant, ce regard clair, direct, qui avait en une fraction de seconde établi un dialogue muet entre elle et lui . « C’est un vieil idiot », disait ces yeux, « quelle importance, cet escalier ou l’autre ? Ce sont des blagues, ces histoires d’étage noble, n’est-ce pas ? », et elle, aussi instantanément, elle l’avait compris, et il avait senti un acquiescement de sa part avant même qu’elle en eût conscience elle-même. Devant ce regard, tout l’édifice de ses principes bourgeois vacillaient, car il était allé droit à son cœur, là où la raison, les principes, ce qui se fait ou ne se fait pas, n’avaient pas de place, là où sa nature profonde dormait sous les édredons étouffants de l’éducation.
« Qui est-il ? » se demandait-elle. « Que fait sa famille ? Quel est son nom ? Son âge ? Neuf, dix ans, pas plus !! » Ses pas l’avaient conduite vers la demeure proche d’une amie où elle était conviée pour le thé. Chassant l’enfant de son esprit, elle sonna et se prépara à passer un excellent moment de bavardages et de gourmandises car Madeleine avait toujours des petits fours délicieux à ses thés du mardi !!
Le soir, après le dîner, quand la servante eut débarrassé la table et qu’Aristide et elle, se retrouvèrent lui à fumer un cigare en lisant son journal – elle le lui permettait, elle était moderne !! – et elle à déguster son infusion de verveine, l’enfant lui était tout à fait sorti de l’esprit. Ce fut son mari, d’une façon involontaire, qui le lui rappela.
« Qu’avez-vous fait, aujourd’hui, ma chérie ?
- Peu de choses ! Je suis allée chez Madeleine, vous savez, nous sommes mardi ... Ah ! Mon ami » reprit-elle après un court silence, « J’ai assisté à une scène amusante, justement en m’y rendant ! J’ai vu Monsieur Fernand secouer d’importance un gamin qui avait pris notre escalier au lieu d’utiliser l’escalier de service. Ce brave concierge en a fait toute une histoire !
- Mais, ma chère, il n’a pas tort !! Ce n’est pas pour rien qu’il y a deux entrées et deux escaliers !
- Cependant mon ami, cet enfant avait l’air tout à fait convenable, il s’exprimait correctement.
- Certainement, ma chère, mais si nous autorisions l’enfant, il faudrait autoriser les parents et leurs voisins, et où irions-nous ? Il faut de l’ordre, ma chère, de l’ordre !! »
À ces fermes paroles Berthe ne répondit point, mais le regard vert et frondeur de l’enfant repassa dans sa mémoire et une petite voix s’éleva alors en elle « Cela vaut-il de brutaliser un enfant ? Est-il si dangereux ou pénible d’avoir le même escalier ? J’aimerais bien rencontrer ces personnes, pour m’en assurer !! ».
« Connaissez-vous sa famille, mon ami ? » interrogea-t-elle.
Aristide leva les yeux de son journal et arquant un sourcil surpris déclara :
« La famille de qui ma chère ?
- De cet enfant, celui dont je vous parlais tout à l’heure.
- Certainement non, Berthe ! Comment voulez-vous ? Ils logent dans les étages supérieurs, j’ignore totalement de qui il s’agit ! »
Berthe laissa le silence s’installer, mais demeura rêveuse, et sans cesse le petit clin d’œil frondeur s’imposait à sa mémoire.
Quelques jours passèrent, le souvenir s’estompait, Berthe vaquait à ses occupations coutumières : le thé chez ses amies, les courses chez le bottier, ou la modiste, mais quand elle traversait le grand hall majestueux en faisant claquer ses bottines sur le dallage de marbre elle se surprenait à guetter un bruit de galopade dans l’escalier. Puis un après-midi, comme elle se rendait à nouveau chez son amie Madeleine, passant devant le concierge elle s’arrêta, et sans presque l’avoir prévu elle se surprit à demander :
« Monsieur Fernand, cet enfant, comment s’appelle-t-il ?
- Un enfant ? » interrogea l’home assez surpris. « Quel enfant m’ame Champvallon ?
- Vous savez bien, celui qui a pris le grand escalier l’autre jour, il y a une semaine.
- Ah ! Celui-là !! C’est un petit garnement, si vous m’en croyez, M’ame Champvallon !! Son nom, je n’sais point trop, c’est Pierre, je crois. Il vit avec sa grand-mère, une veuve d’un officier, si je ne m’trompe point. Ils restent au sixième, mais le nom de famille ... Mais bougez pas !! J’vas consulter ma liste ! Dame, c’est qu’il n’y a pas souvent de courrier pour eux. »
Le bonhomme courut dans sa loge. Berthe sentait son cœur battre fort dans sa poitrine, comme une sorte d’impatience , une attente. « Allons ! » se morigéna-t-elle, « Que m’arrive-t-il ? Je veux savoir son nom, et ensuite ? Quelle importance ? Quand je le saurai, je serai contente et je n’y penserai plus !! » Mais son cœur continuait à palpiter follement.
Le concierge revint, l’air triomphant !! « J’savais bien que j’l’avais quelque part ! C’est Mme veuve Mortier, la grand-mère, et le petit c’est Pierre, mais il n’a p’têt’ pas le même nom ! C’est pourquoi, M’ame Champvallon, si j’puis m’permettre ?
- Pour rien, Monsieur Fernand, un caprice !! Merci de votre obligeance !! »
Et laissant le bonhomme se gratter la nuque d’un air perplexe, elle saisit ses jupes et sortit rapidement de l’immeuble.
« Pierre, cela lui va bien, comme le pierrot parisien, c’est un vrai moineau ce petit, vif et preste !! » se disait-elle, « Ah ! ma pauvre Berthe, faut-il que tu t’ennuies pour t’arrêter à ce genre de petite chose insignifiante !! » Et elle trottait, les mains dans son manchon, un vague sourire aux lèvres, plongée dans ses pensées.
Le thé chez Madeleine fut comme toujours excellent, les petits fours toujours égaux à eux mêmes, mais Berthe fut la première étonnée de ressentir un léger ennui et d’écourter sa visite sous un prétexte qu’elle inventa aussitôt. Une idée encore vague prenait forme dans on esprit, le désir d’en savoir plus sur Pierre, d’abord une pensée floue à l’arrière de sa conscience, mais qui se précisait au fur et à mesure qu’elle se rapprochait de son immeuble. Et quand elle en franchit le seuil sa décision était prise, bien qu’elle fût alors tout à fait incapable d’en formuler les raisons. Mais elle en ressentait l’obligation, quelque chose la poussait et toujours les yeux verts et rieurs lui faisaient signe.
Elle prit l’ascenseur jusqu’au dernier étage où il pouvait la mener, puis elle emprunta l’escalier de service. Plus de marbre, là. Des marches de bois usées, raides, une cage d’escalier étroite pauvrement éclairée. Elle atteignit le dernier étage, avant les combles où l’on accédait par une simple échelle de meunier. Là haut était les chambres des domestiques. Berthe longea un couloir pavé de tomettes rouges. Un robinet gouttait dans son évier sur le palier. Une porte s’ouvrit et une femme en sortit, portant un broc qu’elle vint remplir.
Elle était maigre, le cheveu tiré en chignon, une jupe et un caraco de serge noire éclairés d’un col blanc. Elle jeta un coup d’œil surpris à Berthe, qui soudain se sentit aussi peu à sa place que le petit garçon l’avait été dans le grand escalier. Elle s’attendit presque à voir surgir une édition plus misérable de Monsieur Fernand qui l’aurait renvoyée vertement dans son monde. Elle s’approcha cependant et demanda où demeurait Mme Veuve Mortier. Sans un mot la femme lui désigna une porte et comme elle s’y dirigeait, celle-ci s’ouvrit soudain et Pierre en sortit. Il se détournait pour parler à quelqu’un dans la pièce, et Berthe entendit :
« Ne prends pas le grand escalier, mon Pierrot, tu vas encore te faire gronder !
- Mais non, Mamie, ne t’inquiète pas !! Mais aussi, c’est si bête ... »Se détournant, il aperçut Berthe. L’étonnement arrondit sa bouche, mais bien vite un grand sourire éclaira son visage.
Sans plus réfléchir, Berthe lui tendit la main :
« Veux-tu que nous descendions ensemble ? » et à la vieille dame qui venait d’apparaître sur le pas de la porte : « Ne vous inquiétez pas, je vais descendre avec lui, et je reviendrai vous voir. Je suis Madame Champvallon, du premier étage ! » eut-elle le temps d’ajouter, car le garçon avait pris sa main et se dirigeait vers l’escalier, semblant trouver la situation toute naturelle. « Cela te plairait-il de prendre l’ascenseur ? » Pierre leva ses yeux verts brillants du plaisir anticipé : « Oh oui !! Merci !! » Le cœur de Berthe s’emplit de la joie qu’elle lisait sur le visage de l’enfant, et sans trop savoir pourquoi ils éclatèrent de rire.
Monsieur Fernand faillit en avoir une attaque, mais que pouvait-il dire ? C’était Madame Champvallon, du premier !!!
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MessageSujet: Re: L'immeuble - nouvelle (janvier 2014)   Dim 5 Jan 2014 - 7:44

excellent ! j'adore ... je plonge dans l'atmosphère désuète et très vieille France ! jolie plume ma sœur              


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MessageSujet: Re: L'immeuble - nouvelle (janvier 2014)   Dim 5 Jan 2014 - 17:45

Excellent! Excellent! De la qualité dans l'esprit de "L’élégance du Hérisson" !!!   


Ce n'est pas un signe d'intégrité que d'être en bonne santé dans une société maladivement profonde. Marty Krushna
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MH-san
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MessageSujet: Re: L'immeuble - nouvelle (janvier 2014)   Lun 6 Jan 2014 - 11:12

Merci beaucoup !!   
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MessageSujet: Re: L'immeuble - nouvelle (janvier 2014)   Mer 8 Jan 2014 - 10:22

J'adore... je croirais lire "Au Bonheur des Dames" ! Quel talent ...aurons-nous la suite ?
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MH-san
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MessageSujet: Re: L'immeuble - nouvelle (janvier 2014)   Mer 8 Jan 2014 - 13:29

Merci, Simone, mais ... non, il n'y aura pas de suite   ce n'est qu'une nouvelle faite pour un concours dont le thème était : "une rencontre". Effectivement, je me situais bien dans l'univers de Zola, plus particulièrement "Pot-Bouille", mais tu n'en étais pas loin !! Je suis très flattée en tout cas, merci !!  
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MessageSujet: Re: L'immeuble - nouvelle (janvier 2014)   Mer 8 Jan 2014 - 14:02

Je promets de repasser !
La lecture de long textes condensés sur le net me repousse (mes pauv'yeux) mais je suis curieuse de lire cela !!!


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MessageSujet: Re: L'immeuble - nouvelle (janvier 2014)   Mer 8 Jan 2014 - 18:52

Oui moi aussi j'aime beaucoup ce style, et le thème aussi est super, moment d'humanité et de rencontre .
J'aimerais bien avoir un ptit bout de plus pour ce "duo"
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Ninon RJ
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MessageSujet: Re: L'immeuble - nouvelle (janvier 2014)   Jeu 9 Jan 2014 - 15:32

Vif, bien enlevé, agréable à lire !
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jacou
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MessageSujet: Re: L'immeuble - nouvelle (janvier 2014)   Jeu 9 Jan 2014 - 16:41

....et je m'attendais à une rencontre d'un membre de la famille de Madame Champvallon
. Au 6 ème, elle vivait recluse et pratiquement sans ressources. Le petit Pierre, en cachette l'aidait et l'entourait d'affection.
Il savait que sa cousine, une personne très gentille, vivait dans l'immeuble et pour la rencontrer empruntait régulièrement l'escalier interdit.
L'audace de petit Pierre et le grand coeur de Madame Champvallon fit que bientôt, l'ascenseur monta jusqu'au 6ème.
Le concierge ensuite, nettoya l'escalier de service devenu inutile.
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MH-san
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MessageSujet: Re: L'immeuble - nouvelle (janvier 2014)   Jeu 9 Jan 2014 - 16:52

J'adore !!!!    

Si la suite vous tente, ne vous gênez pas !!!  rirefille 
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MessageSujet: Re: L'immeuble - nouvelle (janvier 2014)   Jeu 9 Jan 2014 - 17:33

 Jacou!
Blague à part, j'aime beaucoup cette ambiance, je le répète cela me rappelle les deux premiers, derniers et malheureusement uniques roman de Muriel Barbery "Une gourmandise" et le second inspiré du premier "L'élégance du hérisson" Sans oublier "Les femmes du 6ème étage" de Philippe Leguay! J'ai adoré les trois  

As-tu essayé de te faire éditer? Je connais deux ou trois écrivains qui ont modestement percé qui seraient certainement prêts à t'y aider (enfin je le pense bien) L'une est une grande amie qui en est à son troisième roman.


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